WALTER TROUT

walter troutLUTHER’S BLUES
A TRIBUTE TO LUTHER ALLISON
MASCOT MUSIC

Un an après, l’album “ Blues for The Modern daze”, Walter Trout est de retour. C’est son 22ème opus et c’est aussi la première fois que Mister Trout enregistre des reprises. Encore un « Tribute »! Et oui, et pas un hommage rendu à n’importe qui. A Monsieur Luther Allison. Alors c’est comme pour certains parfums. On aime ou on n’aime pas. Votre chroniqueur aime alors allons-y ! C’est toujours bon de rappeler que Walter Trout, 62 ans au compteur, a été l’ancien guitariste du groupe « Canned Heat » dans les années 80, puis il avait rejoint John Mayall et ses Bluesbreakers. Depuis les années 90, Walter vit sa vie professionnelle en solo. Revenons à l’objet de notre chronique, l’album intitulé « Luther’s blues » dédié à Luther Allison, qui nous a quitté en 1997. Walter considère Luther comme son héro. Logiquement il lui a consacré ce CD de douze titres dont dix chansons sont d’Allison. Il est intéressant de rappeler que Walter a croisé la route de Luther une fois dans sa vie. C’était en 1986 en Suisse, à Montreux. C’est là que la photo de la pochette a été prise. Allons maintenant à la découverte de l’album. C’est « I’m back » un blues – rock joué à cent à l’heure qui ouvre le disque. Puis place à « Cherry red wine » un titre lent qui met la voix de Walter Trout en exergue. Le suivant « Move from the hood” est un blues – rock. Walter est plus accrocheur. « Bad love » est plus lent, accompagné par la puissante guitare de WT. Attention voilà « Big city » ! Guitarement parlant on est très près du hard – rock. Ensuite « Chicago » avec son groove un peu plus rond est un morceau un peu soul, il ne vous laissera pas indemne. Le combo nous présente un petit bijou intitulé « Just as I am », il s’agit d’un slow très marqué années 60 avec l’orgue Hammond, c’est le titre idéal pour le quart d’heure sentimental. Puis nos compères montent en puissance sur « Low down and dirty » un titre blues – rock très intuitif écrit par Bernard le fils de Luther. Place à la mélancolie avec « Pain in the streets » un slow – blues, Walter est habité par ce titre ! Retour au gros son blues- rock sur « All the kings horses », le trio magique formé par la guitare – la basse – la batterie vous en met plein les oreilles et la voix chaude de Mister Trout est au Top. Liberté j’écris ton nom ! Oui c’est vrai, voici « Freedom » une intro au son planant, une chanson de Luther, très engagée, contre l’apartheid quand il existait encore en Afrique du Sud, une époque pas si lointaine. Maintenant voici un moment très court et très fort de l’album intitulé « Luther speaks ». Ce sont quelques phrases enregistrées, une trentaine de secondes. Pour terminer Walter interprète « When Luther played the blues » un morceau lent rythmiquement parlant mais intense, un dernier hommage de Walter à Luther. Tout au long de l’album, les titres de Luther sont interprétés dans une musicalité plus blues – rock que ne l’étaient les morceaux originaux. Bref un bon album pour les fans de Luther Allison, de Walter Trout, un bon album de blues en tout cas!
Stéphane Charruault

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