WALTER TROUT

ALIVE IN AMSTERDAM
MASCOT MUSIC

Voici « Alive in Amsterdam » l’album live de Walter Trout. On n’arrête plus Walter. Alive n’est pas qu’un jeu de mots quand on connaît l’histoire de Walter Trout… comme dit la chanson  «Toujours la banane, toujours debout. » ça n’a jamais été aussi vrai depuis sa transplantation du foie en mai 2014. Mister Trout, a été l’ancien guitariste du groupe « Canned Heat » dans les années 80. Il avait ensuite rejoint John Mayall et ses Bluesbreakers.  Cet album est donc l’enregistrement live réalisé lors de la tournée du disque « Battle scars » sorti en 2015. La captation d’un concert enregistré le 28 novembre 2015 au Royal Théatre carré à Amsterdam. 25ème disque en 30 ans de carrière solo. Beau score non ? Un double CD live c’est-à-dire  quinze titres pour retracer cette soirée hollandaise. Walter était accompagné par Johnny Griparic à la basse, Michael Leasure à la batterie, Sammy Avila  au clavier. Pour commencer par le chapitre émotionnel, la femme de Walter vient introduire le concert. Sympa, ambiance famiale. Allez c’est parti. Feu ! « Play the guitar-help me» un déluge de guitare ouvre le concert. Energie, énergie quand tu nous tiens « I’m back » le titre du morceau rappelle à lui sel que le revenant est devant nous. Encore plus rapide, le combo monte en puissance. « This song is a message » comme dit Walter. Place à « Say goodbye to the Blues » une reprise de BB King, un blues lent du « Made in Trout » si je peux me permettre. Des guitares hautes perchées, comme un cri dans la nuit noire et profonde. Retour à un style plus urbain, plus métal sur « Almost gone ».  Voilà « Omaha » du gros son lourdement appuyé à la batterie. Du grand Trout quelle forme chers lecteurs. Sur lancée « Tomorrow seems so far away » appuyée par l’orgue Hammond, met la voix de Walter en exergue. « Playin’ Hideaway » un titre qui arrache, qui va vous faire décoller de votre fauteuil, canapé, siège, où que vous soyez assis. Un boogie rock à concurrencer ZZ Top avec les chœurs des boys derrière qui pousse l’ensemble. Ah ça se tient bien. Il y a de la consistance. C’est costaud, chapeau Messieurs. Une chanson de la nuit ou de chasseur ? C’est « Haunted by the night » envoûtante, monte crescendo en puissance une chanson de l’intérieur un peu comme le son produisait les Doors. Le bolide est lancé, « Fly away » un blues-rock puissant, fluide, ça roule d’une facilité déconcertante. Puis Walter calme le jeu avec la ballade « Please take me home ». Retour aux affaires blues-rock avec une reprise de Luther Allison le fameux « Rock me baby » électrique, nerveux. La marque de fabrique de Trout. Un titre 100% instrumental, slow blues intitulé « Marie’s mood » au son seventies. Ils enchaînent « Serve me right to suffer » entre blues-rock et moment calme. Walter se fait plaisir, c’est communicatif. Le groupe finit en beauté, sympathiquement avec une ballade, un message d’amour sur  « The love that we once knew », en total communion avec son public. Ce  disque c’est simplement du blues-rock, du plaisir à l’état pur.  Si vous aimez les albums de guitaristes c’est pour vous !
Stéphane Charruault
paru dans le n°46 de la revue

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