THE SUBWAY COWBOYS

HONKY TONK TIME!
AUTOPRODUITSubway cowboys095

Will The Drifter (chant, guitare rythmique), un adepte du Busking (musique de rue), a longtemps évolué en Irlande et en Angleterre. Rejoint par Fabien Lippens (lead guitare), membre des Swinging Dice, le duo picard s’est transformé en trio avec l’arrivée de Matthieu Duretz à la contrebasse sous le nom des Subway Cowboys. « Honky Tonk Time », leur premier bébé, voit l’apparition du fiddler Alexis Routhiau (ancien compagnon de route d’Alain Chennevière) sur 9 des 13 titres. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, le groupe ne se contente pas d’interpréter et de reprendre du honky tonk, le quatuor s’aventure dans le western swing, le hillbilly mais aussi dans l’outlaw et la country. Mais attention quelque soit le registre abordé, le groupe garde une identité et une sonorité bien à elle. Enregistré au BLR Studio de Mister Jull, cet opus propose 13 titres conjuguant standards tonk et hillbilly avec des pièces inusitées et évite soigneusement toute surenchère au niveau de la production. Nous détaillerons notre tour d’horizon en deux parties. La première consacrée aux vieux classiques : deux reprises de Johnny Cash période Sun, trois d’Hank Williams (période MGM parfois éditée sous le nom d’Hank The Drifter), deux reprises Capitol de Merle Haggard, « White Lightnin’ » de Big Bopper plus tard popularisé par George Jones et enfin le célèbre « Rawhide » immortalisé par Frankie Laine et la série tv avec Clint Eastwood. Au rayon des titres plus modernes, le groupe revisite « Take This Job and Shove It », compo de l’ancien condamné à mort David Allan Poe pérennisée par Johnny Paycheck et délivre une version remarquable de « Lonesome On’ry And Mean » de l’excellent songwriter Steve Young et futur succès de Waylon Jennings. Mention à « Take Me Back To Tulsa » (Bob Wills) délivré entre western swing et square dance, « Big River » (Cash), au standard « Honky Tonk Blues» (Hank Williams) avec un violon qui flirte entre larme à l’œil et envie de se trémousser. Certains grincheux pourront juste reprocher le manque total de composition et l’absence d’une caisse claire, mais le chant crédible et un bon répertoire font de cet opus une heureuse surprise.
Le Kingbee

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