THE RINGTONES

YOU MISSED A SPOT
AUTOPRODUIT
the ringtonesBonne surprise que ce «You Missed A Spot». Vu plusieurs fois en concert, The Ringtones étaient loin de m’avoir convaincu. Ne me demandez pas pourquoi, les gars sont réputés et sympas, mais je n’accrochais pas à leur répertoire sur scène, probablement, comme le laisse suggérer le titre, que j’ai loupé quelque chose. Tom De Sousa (chant et guitare rythmique) reste le principal pourvoyeur du groupe avec sept originaux bien épaulé de Phil b Goode (ex membre des New Virginians d’Ervin Travis et du Memphis Special). Les compositions témoignent d’éclectisme: du rock n roll piano avec «Dollar Gettin’ Smaller», une guitare aérienne sur «Cutie Kate», un rockab aux paroles syncopées «You Missed A Spot», un bop rock mid tempo «Three Girls Better Than One», tandis que l’acoustique «Coming Down» vient tempérer les ardeurs. Au rayon des reprises, le groupe dessine un patchwork de diverses influences. «The Other Side Of Town», titre des Go Cat Go avec steel guitar, la formation revisite le «Nothing Shakin’ (But The Leaves On The Trees)» gravé par Eddie Fontaine pour Argo s’éloignant de la version originale et des reprises des Beatles ou de Billy Fury. Sur «Bo Bo Ska Diddle Daddle», excellent rockab Columbia de Wayne Walker, la guitare rythmique prend le pas sur l’électrique. «Slip, Slip Slippin’In» s’apparente plus aux versions d’Eddie Bond ou des Stray Cats qu’au hillbilly rock de Lou Millet, la steel guitar de Phil b Goode nous semblait plus opportune. Enfin le groupe évite avec bonheur toute influence psychobilly sur «I’m The Wolfman», titre de Baker Knight immortalisé par Round Robin pour Domain Record. Si la section rythmique pose de solides fondations (Phil Baston (ex Burning Dust) aux baguettes, Gilles Tournon et Vince se succédant à la contrebasse) plaçant la guitare sur orbite et si Damien Daigniau se montre terriblement efficace au piano sur ses deux interventions, le chant de Tom De Sousa ne nous parait pas assez limpide. Le répertoire reste solide avec un excellent travail de composition. Un album qui dépasse, hormis le vocal, certaines productions anglo-américaines.
Parue dans la revue n°42
Le Kingbee

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