THE PLAYTONES

ROCKABILLY SUNSET

ATENZIA RECORDS

the PlaytonesSixième album pour cette formation suédoise originaire de Kallinge (sud du pays). Ce groupe s’est d’abord produit sous le nom de Boppin’ Steve & the Playnotes, nom du pianiste chanteur et leader, avant d’opter pour un nom plus simple. The Playtones ont participé à la présélection nationale 2011 du concours de l’Eurovision. Les instances décisionnaires françaises en matière de critères de sélection pourraient avoir un jour la bonne idée d’imiter certaines instances scandinaves. Mais ne nous leurrons pas … ce n’est pas demain la veille qu’on risque de voir The Grizzly Family, Carl & The Rhythm All Stars, The Wild Goners ou Jake Calypso participer à ce genre d’évènement. Chez nous, les décisionnaires préfèrent les produits sans intérêt, ceux qui peuvent rapporter gros, le temps d’un titre, à la boite de  production qui a su les placer.  Comme l’indique le sous titre, cet opus est un clin d’œil au studio Sun de Sam Phillips. Mais à travers ces 14 reprises, le quartet suédois privilégie des titres gravés par Jerry Lee Lewis et Charlie Rich. A travers ces deux légendes, c’est bien évidemment le piano de Stefan « Boppin’ Steve » Jonasson qui endosse le premier rôle. Parmi ces 14 plages, sept proviennent de la discographie du « Killer » : « Break-Up (Sun303), « Milkshake Mademoiselle » compo du louisianais Jake Hammer co-auteur de « Great Ball Of Fire », « It’ll Be Me » (Sun 267), « Rock n Roll Ruby »,  « Drinkin’ Wine Spo-Dee-O-Dee » compo de Sticks McGhee, « End Of The Road » et “Red Cadillac And A Black Moustache”. Le piano rend un brillant hommage à Charlie Rich à travers « Rebound », « CC Rider » standard de Ma Rainey repris en 1961 par le pianiste, et « Break-Up » compo de Rich qui n’apparaitra que sur l’album « Lonely Weekends » (Phillips International). Parmi les autres titres, citons « Glad All Over » dernier titre de Carl Perkins pour l’écurie Sun, « Next Time I See You » de Little Milton auteur de trois singles Sun, « That’s The Way I Feel » popularisé par Johnny Burnette et Jimmy Pritchett,  « Pretend » de Carl Man et « That’s All » popularisé par Nat King Cole puis Bobby Darin. Si le piano tient le costume du jeune premier, la section rythmique (Mattias « Doghouse Matt » Schertell à la contrebasse, Peter Pàlsson et Johan Svensson qui se succèdent aux baguettes) s’avère solide et efficace alors que la guitare de Per « Sleepy Pete » Mánssson s’annonce aérienne. Signalons en invités (sur un titre) Johnny Valentine (guitariste des Hubcaps) et l’excellente chanteuse Cherry Tess. Si le rockab « made in Sweden » a  le vent en poupe, cette formation se démarque de ses concurrents par une approche plus black due à la présence d’un piano aussi efficace dans le boogie que dans le rock n roll. Une excellente confirmation.
Le Kingbee
Chronique parue dans le n°42

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