THE MEGATONS

MegatonsCOUNTDOWN 1.2.3.4
ROCK PARADISE RECORDS
La formation parisienne délivre son second opus avec «Countdown 1.2.3.4», titre initialement gravé en 1959 par les Twisters pour le label texan Felco. Groupe principalement axé dans le white (ou wild) rock, les Megatons proposent un savoureux éventail de reprises (15) obscures, hormis le « Dizzy Miss Lizzy » de Larry Williams qui fait la part belle au saxophone de Jerome Bret. Mais les parisiens ne se contentent pas de reprendre des raretés, la preuve avec trois originaux « Go Big Beat », « Race To The Dead Man’s Curve » et l’excellent « Brand New’59 ». Au rayon des bonnes surprises, le quintet s’attaque à « Untrue » de Bob Vitone & The Rhythm Rockers, titre mis en boite par le label new-yorkais Sentry en 59 dans une version proche de l’originale. Même chose pour l’obscur « Sally Ann » de Bobby Wayne with The Warriors. Le sax endosse le premier rôle dans « Four O’Clock Baby », morceau de Darrell Rhodes & the Falcons. C’est encore Jérôme qui influe du peps à « What’s The Word », une rareté enregistrée par Thunder Rocks pour Sabre Records. Les Megatons se laissent aller à un moment de douceur plein de nostalgie en rendant hommage à George Gershwin, le standard « Summertime » a été mis à toutes les sauces (Summertime Blues- Love- Fool – Fun ou Rock) leur version instrumentale se rapprochant de celle Rodney & the Blazers. Bonne pioche avec « Lover, Lover » de Daryl Britt & the Blue Jeans. Plus de classicisme avec « Baggie Maggie » enregistré par Henry Henry pour le label Staff. Tout aussi nébuleux, « Marlene » reprise des Sonics (alias the Blue Kats) gravée pour le label texan Gaily Records avec un bon passage de batterie. L’album contient deux bonus issus d’un single avec « Wild Wild Party » de Darryl Vincent et l’excellent « Live It Up » enregistré par Roy Head pour TNT. Ce compte à rebours (Countdown) enregistré au Studio Electrophonics Recording des frères Besnet, à Lyon, restitue un parfait son vintage, le matériel (micros, amplis en passant par les mix) étant d’époque. A noter que la fusée Megatons compte dans ses rangs un nouvel aéronaute avec l’arrivée de Lulu aux baguettes. Un album conseillé pour tout amateur de white rock.
Le Kingbee

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