NICO DUPORTAL AND HIS RHYTHM DUDES

GUITAR PLAYER
RHYTHM BOMB RECORDS

nico duportal and his rhythm dudes 2015Nico Duportal et ses Rhythm Dudes ont assurément le vent en poupe (voir la chronique de Jai Malano). Après les hautement recommandables « Goin’ Back To Ya » en 2011, «Real Rockin’ Papa » publié par Crazy Time en 2013, voici le nouvel opus du parisien, désormais nordiste. On ne reviendra pas sur le parcours de ce guitariste (voir le numéro 33 de la revue), mais sachez que les programmateurs du monde entier se l’arrache… Eh oui …c’est autre chose que Julien Clerc, Johnny et les autres produits que certains médias et boites de production essaient de nous faire avaler à grand coup de slogans publicitaires ou de promos télévisuelles. Nico est un coquin, au début de l’année il avait publié un EP  4 titres édité par Rhythm Bomb. Le dit EP était épuisé au bout d’à peine deux semaines, il avait fallu dégainer rapidos pour décrocher ce single, single qui mettait l’eau à la bouche. Nous voici donc récompensés avec l’arrivée de « Guitar Player » qui fait la part belle aux compositions (7 titres sur 12 + 1 titre bonus). Le présent cd reprend 4 titres du single précité « When I’m Gone », « Real Good Lovin’ Tonight », le rockin’ blues « Much Later » d’Ike Turner, tandis que « Polish Woman », une merveille de rockin’ louisianais est délivré dans deux versions. Parmi les reprises, Nico s’attaque à Johnny « Guitar »Watson avec « Oh Baby »,  l’envoûtant « Big Mary’s » popularisé en 1953 par Titus Turner pour Okeh, l’impayable « Oh Oh » œuvre de Paul Gayten reprise par Eddie Bo pour Chess. Les originaux s’emboitent comme un puzzle dans ce patchwork mêlant R&B, Rockin’ Blues et Swingin’ Blues. Excellente mise en place, grosse cohésion (5 des musiciens officient ensemble depuis longtemps, seul le sax Alex Bertein fait office de petit nouveau), répertoire cohérent, produit sans surenchère, enregistré à BLR Recording Studio sous la houlette de Mister Jull, section cuivre efficace et solos de guitare peut être plus appuyés que dans « Rocket Girl » font de ce disque un album vivement conseillé. Histoire de ne pas paraitre trop partisan, on aurait aimé deux ou trois plages supplémentaires. Certains amateurs préfèreront « Rocket Girl » avec la voix de la formidable Jai Malano, d’autres, comme votre humble serviteur, auront une inclinaison pour celui-ci ; peu importe, ces deux albums sont vivement recommandés pour tous les amateurs de R&B fifties et de Rockin’ Swingin’ Blues.
Le Kingbee
chronique parue dans le n°41

 

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