MIKE ZITO

MAKE BLUES NOT WAR
RUF RECORDS

Nouvel album studio pour le chanteur/guitariste Mike Zito, son 9eme et le second depuis qu’il a quitté le Royal Southern Brotherhood qu’il cofonda avec Devon Allman et Cyril Neville en 2012. Enregistré à Nashville par Tom Hambridge qui signe ou cosigne aussi tous les titres et tient la batterie. Les autres musiciens étant Tommy McDonald (basse), Kevin McKendree (claviers), Rob McNelley (guitare). « Make blues not war » est bien sur un détournement habile du fameux slogan des années flower power (« faites l’amour pas la guerre ») et Mike pose sur la jaquette avec au cou le symbole de la paix. Alors devenu « peace & love » le Zito? Pas sur au vu des scuds qu’il envoie dés l’ouverture de « Highway mama », avec le renfort du général Walter Trout, sur ce bon gros heavy blues rock texan prétexte à une orgie de riffs, il y a du Johnny Winter là dedans, celui des furieuses années 70. On reste dans la même veine avec « Wasted time » un shuffle texan à la Stevie Ray Vaughan avant de souffler sur le mid tempo « Redbird » . Ça repart de plus belle avec « Crazy legs », oui il faut des jambes folles pour danser sur ce rock’n’roll revival irrésistible! Le morceau titre « Make blues not war » voit l’arrivée d’un invité de marque en la personne de Jason Ricci et son harmonica sur ce Chicago blues qui a un faux air du « Mannish boy » de Muddy Waters, d’ailleurs ce titre rend hommage à Muddy ainsi qu’à BB King. « Faites du blues pas la guerre », on ne peut qu’adhérer à ce slogan mais pas sur que le monde en prenne le chemin, hélas…On retiendra ensuite « Bad news is coming », une reprise de Luther Allison, un slow blues tendu dans le style West side sound dans lequel Mike fait un festival de guitare avant le retour de Ricci à l’harmo sur le blues rock festif « One more train ». « Chip off the block » voit à la guitare son fiston Zach Zito et les deux guitaristes rivalisent sur ce blues rock bien enlevé, et pour finir, « Route 90 » -reprise du Louisianais Clarence Garlow, rock’n’roll évoquant le « Sweet little sixteen » de Chuck Berry (ou le contraire puisque Garlow a composé ça en 1953 et Berry son « sweet sixteen » en 1958..)- avec un piano boogie endiablé. Voilà un album très intéressant qui impose Mike dans les meilleurs bretteurs de la catégorie blues rock à guitares où la concurrence est vive, un album qu’on n’oubliera pas de Zito!
Rockin JL
Paru dans le n°46 de la revue

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