LITTLE MIKE AND THE TORNADOES

ALL THE RIGHT MOVES
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Retour d’un gaillard qui conjugue bien le mot Chicago Blues au présent, et c’est devenu de plus en plus rare de nos jours ! Si par hasard, vous tombez sur les daubes qui passent à la radio, vous comprendrez de quoi je parle ici. Enregistré en Mai 2014, Mike Markowitz de New York City, comme à chaque tir, met dans cet album toute son énergie et tout son talent, et le diable sait qu’il en a. D’où le pourquoi de ces quelques lignes, je vais essayer de vous faire partager mon enthousiasme pour ce band et pour ce disque. Ce génial auteur compositeur et producteur, est ici entouré de ses fidèles Tornadoes. Ce quartet qui comprend Mike, est composé de Robert Piazza à la batterie, et de Brad Vickers à la basse, puis du guitariste Tony O Melio. Pour enjoliver tous ces beaux accords, Jim Mc Kaba y rajoute sa touche de piano. Il en ressort une véritable forteresse de Blues, calquée sur les formations de Chicago Blues des années cinquante. Une once de rock and roll complètera ce séduisant recueil de sonorités bienfaitrices. Très connu dans le Nord des Etats Unis et au Canada, Little Mike nous présente ici: All The Right Moves, son sixième album. Car depuis ses débuts, Mike a participé à une pléiade d’efforts, peu ou pas répertoriés. Si je compte avant son grand retour de 1988, il doit avoir participé à environ quatorze albums tous services confondus. J’avais déjà parlé de lui dans le n°34 de la revue, depuis ses débuts, dans les seventies, il a travaillé avec Pinetop Perkins et Hubert Sumlin, deux géants qui lui ont beaucoup apporté. Mais James Cotton et Little Walter l’ont aussi inspiré. Comme sur son précédent album Forgive Me, son jeu incisif et bien posé vous ravira. Un jeu d’une fluidité étonnante terriblement jubilatoire. Idem au précédent effort, ce nouveau joyau dégouline d’un nectar alléchant. Rien que les blues « Since My Mother Been Ill » et « Stuck Out on this highway » valent à eux seuls l’acquisition de l’appétissante galette. Les shuffles « Hard Hard way », « So many Problems » où « Drink Last night » sont de véritables machines à remonter le temps. Pareil que sur celui d’avant, l’âme de Little Walter et de Sonny Williamson, planent toujours au-dessus de chaque titre, mais là, elles ont été rejointes par celles de Pinetop Perkins et Jimmy Rodgers. Je ne m’épancherais pas plus sur ce joyau, qui forcement est indispensable.
Joel Bizon
parue dans le n°39 de la revue

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