JOHN FOGERTY

WROTE A SONG FOR EVERYONE
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Onzième album sous son nom pour l’ancien leader du Creedence Clearwater Revival. A la découverte de la pochette, certains pourront se montrer sceptiques : beaucoup de reprises (12 plages sur 14) et 12 duets, phénomène très tendance dans la production actuelle, avec des artistes se situant parfois aux antipodes les uns des autres. Mais à l’instar de Bruce Springsteen, le répertoire de John Fogerty, véritable poids lourd de la musique rock américaine, reste universel et intemporel. Sur les 14 titres composant l’album, le californien nous propose deux nouvelles chansons: l‘excellent «Mystic Highway» et «Train Of Fools» à ranger dans le domaine de l’Americana et du Country Rock. John reprend deux titres issus de la période post CCR : «Almost Saturday Night» et «Hot Red Heart». Les dix autres morceaux sont piochés parmi les nombreux indémodables succès du CCR, les albums « Green River », « Cosmo’s Factory » et «Bayou Country» étant les plus représentés; curieusement aucun titre du premier disque du CCR n’est présent ici. Si le nom de certains invités pouvait laisser apparaitre quelques craintes (Miranda Lambert, Foo Fighters, Keith Urban ou My Morning Jacket), il convient d’avouer que tous ou presque sont comme happés par le style très personnel de Fogerty. Tous les titres de la période CCR bénéficient de nouveaux arrangements. Parmi les divers invités, mention à Zac Brown Band (ce n’est pas une surprise), l’incorrigible Kid Rock et au groupe californien Dawes. Mais les meilleurs moments demeurent les interventions de Shane et Tyler, les deux rejetons Fogerty, qui redonnent à «Lodi» une seconde jeunesse, Bob Seger sur « Who’ll Stop The Rain » et la relecture de «Proud Mary» avec Jennifer Hudson, Allen Toussaint et le Redbirth Brass Band qui conjugue violonades, sousaphone et New Orleans Sound.
Je laisse les amateurs méditer sur le fait qu’avoir placé «Fortunate Son» en première piste n’est pas si anodin, surtout dans une période qui risque de s’avérer troublée au niveau social, économique et politique. Enfin terminons par le principal, la voix de John Fogerty est restée aussi fiévreuse, prenante et viscérale qu’à l’époque bénie du CCR. Un album gorgé de fraîcheur et un artiste sur qui l’âge ne semble ne pas avoir de prise.
Le Kingbee

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