FRED CHAPELLIER

fred chapellier electricELECTRIC COMMUNION
DIXIEFROG/HARMONIA MUNDI

Dédicace à son père, et enregistré live pour une grande partie au caf conc des trois frontières de Barthenheim, voici la suite logique d’Electric Fingers, ou le talent du guitariste champenois aux doigts électriques explose le score en public. J’ai eu la chance de vraiment bien connaître ce guitariste à ses prémices. Ce que je peux affirmer, c’est que le Fred guitariste de Khasmir s’est sacré tout seul, Fred Chapellier. A la force du poignet avec passion, conviction et persévérance, de ses doigts adroits, il a gravit une à une toutes les marches du sucés. D’où un énorme respect pour ce guitariste chanteur, qui, aujourd’hui, depuis sa tournée avec Jacques Dutronc, et le reportage de France 2 est même connu du grand public. Dorénavant aussi célèbre que Paul Personne, le pistolero champenois à la stratocaster qui tue, nous invite ici à prendre part à sa dernière Communion Électrique. Le digipack qui abrite cette messe gloutonne, se compose de deux disques. Une galette de douze chansons capturées en concert, et une seconde rondelle de cinq titres tout chaude sortie du studio. Onze morceaux sur seize, sont des compositions signées en collaboration avec son complice le texan Neal Black. Sur la partie concert, on le retrouve en grande forme accompagné d’un band de proches. Le succulent Johan Dalgaard (Jean louis Aubert /Johnny Halliday) est aux claviers, et le prometteur Charlie Fabert tient la seconde guitare. Bien sur Abder Benachour, fidèle depuis les débuts dans l’ombre est à la basse. Tout ce petit monde envoi du bois, et, tout cela tourne comme une horloge suisse. Un groove de haut vol s’installe sur chaque titre. Coté interprétation et chant c’est Monsieur Fred Chapellier qui mène la barque avec passion et talent. La galette s’ouvre sur « Night work  » qui affiche la couleur. Cela sera du bon blues rock bien saignant, gorgé d’une bonne once de soul, ou cela ne sera pas. Personnellement, je suis estomaqué par la qualité des reprises comme « As The Years go passing », « I loved Another Woman  » qui sont ici décuplées et suintantes d’émotion. En rajoutant ses célèbres hommages « B Shuffle  » « Blues for Roy » « Gary Gone  » et  » Under The influence » co écrit avec Billy Price, on obtient à mon goût le meilleur jus de ce concert. Une palette bleue foncée gorgée de soul qui enivre un public totalement acquit à la cause. Une prestation digne de ses illustres aînés qu’étaient Roy Buchanan, Albert King, Freddie King ou Albert Collins. La seconde galette reprend un titre de Bobby Blue Bland, trois nouvelles compositions et une version studio du même « Under the influence' » arrangé par Charlie Fabert. L’ensemble est aussi dynamique que chaleureux et par-dessus tout vivant ! Du blues rock de bonne facture jouer par l’étendard du blues rock français, dans lequel certains voit la réincarnation de Roy Buchanan! Ce sublime effort live y pourrait même finir par nous en convaincre.
Joel Bizon

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